[En réponse à l'article de Monsieur M. Rahmani]
Laissez-nous vous raconter le sentiment de plusieurs dizaines de personnes ayant répondu à la concertation sur le stationnement payant.
Ils sont de ceux qui, habitants ou non en centre-ville, vivent tous les jours les difficultés liées aux transports en commun. Ils sont de ceux qui vivent tous les jours avec la contrainte du transport et s’interrogent sur le meilleur moyen d’aller travailler, d’amener leurs enfants à l’école, d’aller étudier en centre-ville, ou d’y faire une course. Ils sont enfin de ceux qui sont atterrés de voir que la majorité – qui fait des effets de manche à l’envie sur la démocratie de proximité – a décidé d’étendre le stationnement payant sans aucune autre forme de concertation, de consultation, ou même d’information.
Tout au long du mois de janvier, animés par le besoin de s’exprimer et de faire entendre raison à cette majorité, ils se sont précipités sur notre questionnaire et ont décidé de répondre à nos questions, sans frénésie et tremblements convulsifs, mais tranquillement… et nombreux.
Nous avons profité de ces instants pour les écouter et dialoguer avec plusieurs d’entre eux.
Le temps du dépouillement passé, elles disent le bon sens : la situation ne pourra pas changer du jour au lendemain et elles fustigent la manière de faire de la municipalité, jugée « autoritaire » !
Les angoumoisins aimeraient beaucoup sans doute trépigner de joie en s’accrochant au rabat de notre collègue en fêtant leur « découverte » des transports en commun, mais font plutôt observer qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, et penser tout simplement à améliorer l’offre des dits transports avant de coller de nouveaux horodateurs, de plus en plus gourmands ! Si les transports en commun étaient plus pratiques, plus rapides et plus économiques, ils s’en seraient aperçus (et se seraient précipités naturellement aux basques de maître Rahmani pour l’en aviser, avec des hoquets, des trépignements et de petits cris de plaisir…).
Dans les détails, nous avons lu des lignes entières dénonçant ce très léger problème de logique que rencontre la majorité, qui consiste à déplacer un problème plutôt que de le résoudre.
Beaucoup d’entre eux nous expliquent, calcul à l’appui, que les transports en commun leur feraient perdre plus de 20 minutes pour aller travailler ; d’autres que la fréquence des cars en milieu rural est un obstacle pour en devenir fervents adeptes ; ou que lorsque l’on travaille de nuit, qu’on fait les trois-huit, ou que l’on fait partie de la France qui se lève très tôt, les bus sont au dépôt. D’autres nous racontent leurs difficultés physiques à prendre le bus et le stress que cela peut engendrer. D’autres enfin, étudiants ou professeurs venus de toute la Charente, trouveraient révoltant de payer pour se garer sur un parking en terre battue devant leur établissement…
Tous constatent que l’extension du stationnement n’a pas été réfléchie et que la municipalité ne les ayant pas consulté, elle n’a pas mesuré toutes les contraintes. Elle n’envisage pas d’améliorer les transports en commun, se contentant de laisser miroiter les futurs progrès magiques du Busway à ceux qui – en attendant les travaux – devront payer !
Nous avons encore sur ce sujet un exemple du peu de considération dans laquelle sont tenus les angoumoisins. Avec le semblant de concertation et les 60 questionnaires de Madame Coutant. Et mieux encore avec la consultation à voix unique, la « preuve par 1 » que plaide Maître Rahmani.
Libre à certains de trouver réactionnaire la consultation citoyenne. C’est sans doute plus moderne d’imposer des idées toutes faites. Il n’est pourtant pas absolument certain qu’il soit simplement, disons poli, ou courtois, de se montrer aussi condescendants envers ses citoyens.
La démocratie de proximité, participative, ou populaire – appelez la comme vous voudrez – ce n’est ni de la com’ ni un «coup politique», mais une vraie chance de partager et d’envisager tous ensemble l’avenir de notre ville.
Les élus de l’opposition
Pour télécharger la synthèse et les résultats de la consultation : CLIQUEZ ICI
Pour feuilleter directement le document sans téléchargement : CLIQUEZ ICI











J’ai participé à l’enquête concernant les transports par internet qui avait été proposée par Mme COUTANT en début de son mandat. Nous étions très peu de personnes et n’avons jamais eu de retour,malgré notre demande. Mais de mémoire, je ne pense pas qu’il y ait eu des angoumoisins intéressés par le stationnement payant.
Pour ma part, je trouve cela scandaleux et inacceptable. Il y a en effet un gros problème de stationnement et je ne pense pas qu’en faisant payer un prix fort cela le résoudra. Bien au contraire, cette situation attisera les incivilités entre voisins et envers les services publics ayant le sentiment d’être racketté.
Les impôts locaux sont fort élevés à Angoulême, bien en dessus de ceux d’une ville de taille équivalente.
Taxer une fois de plus les angoumoisins reviendrait, à court terme, à les faire déserter cette ville qui s’apprauvie déjà de jour en jour…
Payer un stationnement raisonnable avec un gardiennage est normal. Mais payer un stationnement sans gardiennage revient, pour ma part à payer le droit de retrouver son véhicule vandalisé dans la nuit, comme c’est le cas parfois.
Ne serait il pas mieux que chaque foyer bénéficie d’une place GRATUITE pour un seul véhicule (en référence aux impôts trop chers) et d’un forfait RAISONNABLE pour les autres. Il pourrait en être de même pour les personnes extérieures qui se rendent en ville pour des raisons personnelles et/ou professionnelles. Le fait de posséder une ou plusieurs voitures par foyer relève du plaisir, mais bien d’une nécessité à l’heure actuelle et qui coûte chère !
Je terminerai avec la une question suivante : si les places de stationnement deviennent payantes, qu’en adviendra t-il des personnes extérieures qui viendront passer soit quelques heures ou quelques journées à Angoulême. Auront ils de la place pour se garder, et à quel prix ?
Merci de nous donner la possibilité de nous exprimer.